La griffe à la Pat'

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 LE MYSTERE DES CHATS QUI DISPARAISSENT

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la griffe à la Pat'
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Messages : 461
Date d'inscription : 23/07/2007

MessageSujet: LE MYSTERE DES CHATS QUI DISPARAISSENT   Ven 10 Déc - 10:51

Accueil » Grand Sud » Tarn
Publié le 04/10/2009 09:36 | Dossier réalisé par Corentin Binet
Le mystère des chats qui disparaissent



Le mystère des chats qui disparaissent DDMDisparus, empoisonnés, blessés… Aux quatre coins du département, il semble que les chats aient quelques problèmes d'orientation et/ou de relations. Cet été, nous vous faisions part du cas de Cambon-d'Albi, où sur deux rues, une habitante avait recensé une centaine de chats égarés ou blessés sur une période de cinq ans. Une autre propriétaire de chats concernée (voir sous-papier), résidant dans une autre commune de la périphérie albigeoise, nous a remis un document : une lettre envoyée au Palais de l'Élysée exposant ce phénomène dans le Tarn, « un département qui paraît très tranquille, mais où il se passe des choses… » pense-t-elle.

Le Tarn serait-il un département spécialement inhospitalier aux félins ? Cette Tarnaise dirait que oui. « J'ai vécu en Vendée, dans la Marne. Je n'ai jamais eu de problèmes avec mes chats » dit-elle. Ce n'est pas Isabelle Renaud-Bila, enquêtrice bénévole à la SPA, qui dira le contraire. Elle s'intéresse de près au dossier de Cambon-d'Albi, et « une autre dame m'a contactée, dans un autre secteur de la ville pour un problème similaire » confie-t-elle. « Des cas comme ça, j'en vois souvent, surtout les chats, après il y a les chiens mais c'est autre chose. Dans le rural, les chats sont mal considérés, j'ai l'impression que c'est culturel » établit-t-elle.

« Peurs des représailles »
Au refuge SPA du Garric, Jean-Marie Ringot pointe un aspect de la chose, l'impuissance. « Des gens nous appellent pour ce type de problèmes, mais ce sont des faits très difficiles à constater. Nous de l'extérieur, on ne peut rien faire. Nous avons eu vent de ces problèmes au Séquestre, à Arthès… » évoque le responsable du refuge.

Isabelle Renaud-Bila a aussi eu « des échos de Saint-Sulpice, où on suspectait des piégeages de chats, pour les attraper » et à l'époque où elle y habitait, elle se souvient de « camionnettes suspectes qui tournaient ». Il y a un an, l'enquêtrice bénévole de la SPA avait eu vent d'une autre « affaire ». Une employée d'un magasin situé dans l'Albigeois avait déposé une plainte à la police nationale d'Albi et elle lui avait apporté son témoignage. « Elle avait surpris des pièges dans les entrepôts et elle avait trouvé des chats pris qu'elle avait libérés. D'après ce qu'on lui disait aux entrepôts, les chats étaient directement jetés dans les conteneurs. Elle était en CDD et quand elle a commencé à agir, son contrat n'a pas été renouvelé » expose Isabelle Renaud-Bila. Saint-Benoît-de-Carmaux a connu aussi son lot de maltraitance féline.

Porter plainte, il faut oser, car « les trois quarts du temps, les gens ne le font pas. C'est une démarche qui n'est plus anonyme, et faire une simple main courante ne suffit pas » explique-t-on au refuge SPA du Garric. « Les gens ont peur de porter plainte, peur des représailles » selon Isabelle Renaud-Bila. Le constat est là. Mais comment expliquer ces phénomènes de disparitions, de piégeages, de blessures, constatées sur ces matous ? Les explications ne peuvent être que des hypothèses, et comment y voir un problème global au Tarn ?

Tue limace, trafics d'animaux, haine des chats…
Il y a les empoisonnements. Pour Jean-Marie Ringot, le responsable du refuge du Garric, il y a « les produits anti-limaces. C'est ce qui fait le plus de dégâts parmi les chats. Et le problème aussi, c'est que les gens ne font pas les analyses sur leurs chats empoisonnés » dit-il. « Mais quand il y a un nombre important de cas dans une zone, c'est qu'il y a peut-être une personne malveillante » poursuit-il. Le tue-limaces, « oui, ça peut tuer les chats, mais normalement, il y a un répulsif qui théoriquement, empêche les animaux de l'avaler, avise Isabelle Renaud-Bila. Par contre, ce qui est très mauvais pour les chats, et les chiens, c'est tout ce qui est produit antigel pour les voitures. » Il y a l'hypothèse du trafic d'animaux. « ça existe. En 1984, j'avais collaboré lors d'une grosse affaire. On avait retrouvé en quantité industrielle des cadavres de chiens dans des sacs plastiques avec la cuisse brûlée ou l'oreille coupée » raconte-t-elle. Rien de tel dans le Tarn, mais dit-elle, « c'est un peu partout en France. » Enfin, il y a l'hypothèse de la haine du chat. « J'ai travaillé à l'Office de la chasse en Champagne-Ardenne. Je connais leurs pratiques. Pour eux, les chats sont des nuisibles » selon la rédactrice du courrier à Nicolas Sarkozy. « Les vrais chasseurs qui respectent les règles ne s'amusent pas à tirer sur un chat. C'est la minorité » d'après Isabelle Renaud-Bila. Des chats avec des plombs, y'en a-t-il qui arrivent du côté du Garric ? « Nous n'avons jamais accueilli de chats blessés par balle. Mais oui, ça arrive ponctuellement, on en entend parler. Il y a des chasseurs qui chassent très près des maisons. ça existe. Mais c'est le même problème, il n'y a pas de suivi judiciaire. »


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Lacaune. Une «citoyenne en colère» se pose des questions
« Monsieur le Président, je viens par ce courrier vous soumettre mon profond désarroi. » Cette Tarnaise s'adresse à la présidence de la République. Pour nous, elle souhaite garder l'anonymat, disons que c'est « une citoyenne en colère » habitant en périphérie d'Albi. Pourquoi cette lettre et pourquoi cette colère ?

Elle arrive dans le Tarn en octobre 2008. « J'ai perdu mon premier chat au bout d'une semaine, le 11 novembre » se souvient-elle. Pimousse ne sera jamais retrouvé. De là, elle colle des affiches dans sa commune et des gens l'appellent pour lui dire qu'ici, les chats n'ont pas une grande espérance de vie. « Je recevais des témoignages me disant que c'est normal et ordinaire ». « On me parle de chasseurs qui tireraient sur tout ce qui bouge les jours de chasse, de trafics d'animaux à destination de gros laboratoires de la région toulousaine » rapporte-t-elle dans sa lettre. « En dix mois, deux chats, ça fait beaucoup. On peut se poser des questions. »

En effet, il restait à cette dame un félin, « Mimi », un Norvégien « d'une grande gentillesse » et celui-ci va disparaître à son tour le 14 septembre dernier. Cette mésaventure est heureusement plus joyeuse, quoique… « Il m'est réapparu le 19… avec un plomb à la cuisse. Il a eu de la chance » confie-t-elle, ajoutant que chez elle, la chasse avait été ouverte le 13 septembre, soit un jour avant cette disparition temporaire. Ce courrier, « c'est un ras-le-bol » fait-elle savoir.

« sensibiliser les gens »
Mais ce n'est pas tout, chez elle, les chats souffriraient d'un autre mal, l'empoisonnement, et de plus, elle n'est pas la seule à avoir perdu un chat. Elle a pour habitude de déposer son chat dans une pension pour animaux quand elle est en déplacement, et ici, il semblerait qu'une autre habitante de cette commune ait connu la même mésaventure. Sabine, responsable de l'auberge animalière de Brens, confirme : « Oui, j'ai deux clientes a qui c'est arrivé sur cette commune, aux mêmes périodes » dit-elle.

Cette autre cliente, c'est Mme Buhr. « Sushi, mon chat, a aussi disparu, il y a trois mois, avant l'été, confie-t-elle. À mon avis, je ne le retrouverai plus. » Elle a autre chose à dire : « J'en ai vu un empoisonné qui était en train d'agoniser. » Des employés communaux auraient été questionnés à ce sujet et certains auraient ramassé quelques cadavres de félins. M. Gobil, garde champêtre aux services techniques témoigne : « A une époque, ils en avaient retrouvé quelques-uns crevés, mais pas récemment. Je suis tout le matin dans le village et je n'en ai pas eu écho. » « J'ai demandé au maire qu'il intervienne, mais il s'en fout » dit la correspondante de l'Élysée. « Dans l'immédiat, je n'espère rien, dit-elle. C'était pour faire savoir, pour sensibiliser les gens, j'ai les pieds sur terre et je sais bien que mon histoire n'est qu'un grain de sable. Chasseurs ? Trafic d'animaux ? Je n'accuse pas, je n'ai pas de preuves. Je me pose juste la question. » En attendant, elle se demande si elle ne va pas confier son chat à de la famile, loin d'ici.


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A Lavaur... ils enquêtent sur des «enlèvements»
Ils ont franchi le pas, déposer plainte, peut-être encouragés par leur nombre. Ils sont 12 familles à s'être rendus à la gendarmerie de Lavaur le 12 septembre dernier, « et deux autres incessamment sous peu » ajoute Béatrice Pradines, maître de Timouss, « un pantouflard », dont sa famille est sans nouvelles depuis plus d'un mois.

« On est certain que c'est un enlèvement » dit-elle, relatant la nuit de la disparition. En recoupant plusieurs autres cas dans les environs, à Lavaur, Saint-Lieux-les-Lavaur, Ambres, et Saint-Sulpice, elle soupçonne des rafles organisées. « Pour l'instant, j'ai le souci de prendre la mesure de la chose, de voir si les dates coïncident… » annonce-t-elle. Elle est en liaison avec la cellule anti-trafic SPA de la fondation Brigitte Bardot qui lui aurait parlé d'une pratique connue, « la revente de chats adultes sur les foires et les marchés sous la couverture d'un nom d'association ». Elle a relevé quatre disparitions le 15 août, quatre autres le 6 septembre…

Ici, la gendarmerie parlait d'« une enquête en cours » liée à « un dossier annexe ». Le 3 septembre dernier, nous vous faisions part de cette affaire de disparitions de chats très localisée. Qu'en est-il depuis ? « Mme R. n'a toujours rien. Sa minette a toujours son handicap, et son chat n'est toujours pas revenu. » Isabelle Renaud-Bila, l'enquêtrice bénévole de la SPA est passée constater sur place depuis la parution de l'article.

Rappelons cette histoire. Mme R. - qui souhaite garder l'anonymat - mène son enquête cet été suite à la disparition de son chat le 29 juillet, cet été. Un mois plus tôt, elle retrouvait une autre de ses chattes « en sang » et avec « du plomb entre l'œil et le sinus ». Elle se rend vite compte que son cas n'a rien d'extraordinaire dans le voisinage. En recueillant des témoignages, elle recense une centaine de chats, qui auraient disparu ou auraient été blessés sur une période de dix ans. Un faisceau de suspicions mène alors vers un résidant du quartier. L'enquête de gendarmerie est toujours « en cours ».

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MessageSujet: Serait-il pas le cas dans beaucoup de communes de France ?   Ven 10 Déc - 11:19


Pas facile de gérer les sorties de nos petits félins....mais une chose est sûre , dès que nous

donnons un bon de sortie à nôtre chat , nous nous exposons plus au moins à court ou long


terme dans sa vie à un non retour ( suivant nôtre environnement ! )


çà c'est nôtre épée "DAMOCLES" à tous.



Doit-on faire subir ? Non .......... mais comment réagir ? Rolling Eyes
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